Les Hameaux

RETY

Réty est le nom du hameau central. Dans l’antiquité son nom a été « RETHECA » dénomination gauloise (domaine de RESTUS), encore en vigueur dans la langue vulgaire, sous la forme de « RETHEKE », avant l’an 1130. Un acte de 1133 nous en donne la déformation sous le nom de « RESTHI » ou la lettre « H » paraît pour la dernière fois. On lit plus tard « RESTHI » ou « RESTY » qui s’est transformé en « RETY » suivant les règles progressives de l’orthographe française.

 

LOCQUINGHEN

Hameau et presque village où se trouvaient les principales fosse au charbon de la compagnie houillère ainsi que les maisons habitées par les ouvriers mineurs. La ville « LOKINGAHEM » est citée au début du XIIème siécle dans la polyptyque de l’abbé GISLEBERT comme étant le siège d’une terre de six journaux possédée par l’abbaye d’ANDRES HUGUES de « LOKINGAHEM » ou de « LOKINGEHEM » signée en 1107 et 1117, les chartes relatives aux donations de WARIN DE FIENNES.

 

WOVES

Hameau qui signifie métairie de l’Ouest, était appelé « WEHOVE » à la fin du XIIIème siècle dans les Chartres d’Artois et « WESTHOVE » dans le terrier de BEAULIEU. La terre FIENNES y possédait une redevance consistant en une livre de poivre valant trois sous.

L’Eglise

Le territoire de RETY fut bien des fois ravagé par les gens de la guerre. En 1637, les fermiers eurent à subir des grandes pertes, à l’occasion de la CAvalerie royale qui y fut cantonnée. On note un fait semblable en 1658. Il n’y avait point alors de discipline dans les troupes : elles étaient d’ailleurs mal payées et elles vivaient sur l’habitant. Les guerres des Anglais avaient fais pis, sans doute, mais du moins c’étaient des ennemis? On leur attribue la destruction. De la nef latérale de l’église. Il y a, sur la façade deux ouvertures bouchées qui mettaient les nefs en communication avec la tour et sans doute le chœur. 

Cette édifice autrefois très vaste, réduit aujourd’hui au chœur seulement avec la tour et les transepts. Cette tour, percée de meurtrières dans sa partie supérieure, a servi de forteresse. Elle est de style roman; mais le chœur appartient à la dernière période du style ogival. On y remarque des voûtes ornées de beaux pendentifs, qui sont d’une grande légèreté et présentent un ensemble très harmonieux. Chose rare, il y reste un fragment de vitrail, représentant une crucifixion, datée de 1554. On lit sur une fenêtre cette inscription : « Cette verrerie a été donnée en 1600 », le reste est effacé.

Le Château d’Austruy

AUSTRUY est une ferme à proximité de laquelle se trouve une ancienne Motte où s’élevait, en 1804, le donjon seigneurial des premiers connétables du Boulonnais : BAUDUIN d’OSTRUICK. L’orthographe primitive d’AUSTRUY signifie village de l’Ouest. Les premiers seigneurs d’AUSTRUY apparaissent vers le XIème siècle (de 1001 à 1100).

La terre d’AUSTRUY était l’une des plus considérable du Boulonnais. en 1630, Messire Nicolas de LANNOY était conné, table du Boulonnais à cause de sa terre d’AUSTRUICK. Elle fut vendue pendant la Révolution, comme bien d’émigrés. Le château existait encore au début du XVIIIème siècle mais tomba en ruines.

La maison fut reconstruite vers 1812 par M. DUBUS Bernard. Après avoir appartenu à M. LEMAITRE du BREUIL, le château est devenu la propriété de M. BAUDE en 1890. Par son mariage avec une demoiselle BAUDE, M. SCHADET en devint propriétaire. À sa mort, il légua ses biens à l’académie de France qui est donc l’actuel propriétaire d’AUSTRUY.

Le Plan Cadastral